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L'ampli Marantz 170DC

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La civette

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Admin
The Vintage Corner
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Marantz - Marantz 170DC - Mai 2010 - Jonathan




Sommaire
• Habitus
• Atom
• Quelques jours d'abscence et une écoute
• Retour chez soi et arrivée du Wadia
• Fin de la guerre
• Arrivée du Philips
• Notes
• Evolutions possibles
• Photos catalogues


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MARANTZ 170DC





Habitus...

Depuis l'acquisition de mon petit intégré fétiche, les grands moments de musique se sont multipliés sans retenue. Parfois, le besoin de changer ou de se souvenir comment les autres appareils fonctionnent avec tel ou tel disque fait que l'on alterne, branche et débranche, et l'on configure en fonction de l'humeur...

Plusieurs occasions se sont présentées pour écouter de belles références parmi le vintage. Comme le bel intégré Kenwood KA 8100, certains Sansui comme l'AU 999 assez controversé par ailleurs, même au sein des admirateurs de la marque. Si nos avis sont parfois unanimes sur quelques appareils, il est sensé et logique de se demander si ces derniers sont ajustés selon les réglages recommandés par le constructeur. Ne serait-ce que retrouver un équilibre certainement immanquablement altéré par le temps, l'usure normale des composants... Non, le Service Manual de chaque appareil n'est pas fait que pour augmenter le prix d'une vente. Ces appareils, sont-ils associés aux "bons" partenaires ? Sont-ils mis en œuvre et écoutés dans des circonstances heureuses lorsqu'ils déplaisent souverainement ?

Quelques mois après avoir reçu le 1060, j'ai fait l'acquisition de l'excellent Receiver Sansui 7070. J'en étais tombé amoureux lorsque je le vis et l'entendis il y a quelques années chez des amis. Ils disposaient en fait d'un 6060 dont la robe est très proche, quoiqu'amputée des deux Vu-mètres de puissance. Outre l'excellence du choix pour le modèle 7070, son esthétique, sa charpente, sa sonorité et son excellent tuner, j'ai toutefois amèrement découvert que ce receiver ne pouvait abstraire, séparer son âme de son corps... Pas de sortie main amp / pre out! Comment ? Un ampli féminin, dites-vous ?

Soit. Je me contenterai d'alterner la précision et la musicalité analytique du 1060, à niveau domestique, avec la force, la présence physique, chaude, lisse, naturelle (quoique moins détaillée mais est-ce un travers?) du Sansui...

Les mois passent et l'idée de compléter le Marantz avec un ampli séparé me trotte à m'en faire passer d'innombrables heures, brecouille, devant la baie. Rien... Trop cher! Annonces farfelues. Prix démesurés... eBayeurs dithyrambiques (ce n'est pas une incitation à vous "paxer" tout nu avec une chèvre) profils à 80%... Ah oui! Les Sansui à l'enveloppe rigoureuse et austère sont fréquents, mais rares sont les affaires assurées par le service Popol (ou Poupoule)... le modèle BA**** est un peu trop puissant et doit forcément mieux fonctionner en compagnie de sa moitié issue de la même marque... Bref. Les mois passent. Quand la fièvre et l'appétit revinrent pour enfin pour se laisser guider par la flamme Marantz qui brûle en moi...

Une hésitation... une deuxième... un appel à un ami que vous connaissez peut-être? La réponse finement suggestive avec les réserves que la bienséance, la noble, celle des plaisirs subjectifs - suivez, un peu! seules permettent de convaincre qu'en fait, il s'agit bien là d'un très bel objet vintage... musical vintage. Pour ne pas taire les réserves, il s'agissait de ne pas confondre le fantasme du moment, enfin devenu accessible, avec les amplis hors normes qui valent dix fois son prix... mais qui l'eût prétendu?



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Atom !

Un achat immédiat et une livraison plus tard...


Quelle belle finition...


Bien qu'épique et rare, s'il est un ampli vintage dont les descriptions se font succinctes sur la toile, c'est bien le 170DC. Des 1060, des 1090, des 22**, des Scoott, des Pio, du Kenwood, on en a bouffé des pages... même si l'on en redemande toujours. Mais, il suffit de saisir sa référence sur Google pour s'en convaincre: rien ou si peu! Pourquoi cette fugacité? Lorsque nous en trouvons un dans les petites annonces, ce n'est qu'un moment, le temps de baver devant les vu-mètres fixés par le maître photographe (parfois bourré) qui possède bien les techniques favorisant la désopilante coulée infantile de bave... Mais voilà l'annonce déjà close!

Comme s'il était irrévérencieux de vendre son exemplaire... A moins que ce succès ne soit à inférer à la connaissance des becs fins? (Vous en connaissez beaucoup des canards qui écoutent du Marantz ?) Pourquoi se les arrache-ton ? Pour leur grands yeux bleus ? Bousculent-ils encore les concurrents de l'époque ? N'est-ce pas plutôt lié à l'image de marque qui suscite la pression du doigt sur la case "achat immédiat" ? Image harcelée dans les crânes aussi hébétés qu'effrontés dont la crédulité les fera passer à côté des Vrais vintage? Ceux qui méritent absolument que l'on se sépare de sa compagne, pardon, de sa voiture, pour en faire la folle expérience à domicile ? Il y a deux écoles si j'ose dire, des jugements au sujet des Marantz. Celle qui voue une passion savante et pathologique car si la passion se raisonnait, elle ne serait plus... et l'autre école, qui se jure de ne jamais se laisser séduire par ces faux semblants marketing, à l'attrait catalogué uniquement d'origine cosmétique...

Et aujourd'hui, quels plaisirs procure cet ampli? Qu'à cela ne tienne, jugeons par nous-même! Examinons avant tout les traits du condamné :


Lignes sans rides, disciplinées, façonnées avec finesse... constituées de deux grands vu-mètres, toutefois moins fardés du bleu inimitable à la manière du 140. En dessous, deux potentiomètres de volume. La dame ne fait pas son âge ! Une certaine symétrie, déjà vue quelque part rencontre une belle finition aluminium brossée: la fashion-recette du moment...




Vu-mètres à la "louche"...




Après le bref examen préalable (pas de composant qui coule, noirci, ni gonflé...) et le sempiternel époussetage au pinceau, l'assainissement à la sauce crème de jerefaislescontacts®... Branchons.



Rien ne bouge... personne n'est électrocuté, rien ne fume, rien ne tremble ni ne grésille. Ouf! Tout va bien!

Je positionne le voltage sur 240V, histoire de se mettre à jour. Remontage du capot absolument raide de neuf, comme le reste d'ailleurs... puis calage dans le rack qui n'attendait plus qu'un... bel ampli costaud. Car, il faut l'avouer, cet appareil est de belle facture.

Voyons derechef s'il est à la hauteur de ce trou... Un premier CD de musique électronique. Son intérêt, c'est que l'on n'interroge pas la marque du piano (Bösendorfer? Yamaha? Sauter? Pleyel? Steinway & Daughters? ) ni de la tessiture des violons (dont le bois est poli avec une pierre contenant du carbonne?) ni... du volume pneumatique des airbags de la chanteuse...

Le grand paradoxe de l'accord 1060/ 170DC, c'est que, au contact de ce dernier l'étage préampli du 60 semble accroître ses qualités pourtant largement définies et bien brossées.Peut-être est-ce aussi lié au fait que son alimentation ne travaille plus que pour cette carte.

A l'écoute de la Bande originale de Dracula par Wojciech KILAR : inspirations multiples Ravel, Moussorgsky, et même Gabriel Fauré (écoutez Love Remembered) connu pour avoir composé de nombreuses musiques de films. Il a composé pour Roman Polansky, notamment La Jeune Fille et la Mort

Les premières écoutes révèlent une belle transparence, de la finesse et de la mesure. De la dynamique répartie de manière très large. Nous plongeons dans un univers fantastique, de paradoxes et de foisonnement des sentiments que je me proposerai de commenter ultérieurement.


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Quelques jours d'absence et une écoute chez Renaud plus tard...





Le temps d'une restauration dans le cœur avignonais, nous voici dans le salon de musique de notre ami Renaud! Une série de bons cafés bien chauds bien forts, du fameux gâteau au chocolat concocté par la maîtresse de maison... De quoi nous mettre à l'aise en face des Wilson Audio qui nous narguent depuis notre arrivée!

La lecture était confiée au lecteur Philips CD 931 doté des interfaces TVC, associée au Wadia X64 conjointement au Genesis Digital Lens, le tout transmis au Cochet AL2 récemment retubé. Ben oui... On n'est pas chez Oui-Oui Boulanger... On est chez notre fin gourmet que nous lisons yeux grands ouverts, et qui a humblement choisi l'une des enceintes les plus homogènes du marché!

Impatience fébrile à la vue des célèbres Wilson Watt2, dont le gabarit est très proche des enceintes colonnes domestiques... Je découvre qu'il s'agit des enceintes électrodynamiques les plus transparentes qu'il m'ait été donné d'écouter. Elles se rapprochent d'électrostatiques mais avec une bande passante sans compromis et une image sonore plus réaliste car moins cinémascope surtout sur les voix!

Le Cochet s'est révélé bien plus puissant que je ne l'imaginais. Les crêtes et élans dynamiques surprennent par leur énergie, sans pompage ni concession à la bande passante qui, sans atteindre les monstres en la matière, ne fait aucunement question.

Nous avons, à la toute fin, connecté le 170DC. Une petite heure de chauffe... histoire de m'apercevoir qu'il s'agit d'une des rares électroniques à semi-conducteur que j'ai préférées en comparaison d'une très bonne électronique à tubes! Plus d'espace, plus d'énergie et de force, même si l'ampleur et les timbres du Cochet sont ultra respectables.

De ces écoutes exclusivement numériques, je retiens une ligne d'horizon, un idéal acoustique dont je n'avais pas les ficelles: les fondamentaux maîtrisés. Un petit ampli bien trempé à tubes comme le Cochet, ou à totors comme le 170DC, une paire d'enceintes homogène et raffinée, donnent un plaisir musical à son comble! Le paroxysme étant réservé aux électroniques Audio Research!




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Retour chez soi, Arrivée du Wadia x32 et de la cellule Shure
Un véritable DAC? Et pourquoi pas un Wadia ? Suite à la généreuse proposition de Renaud, celle d'un prêt de l'un de ses exemplaires de choix, me voici en présence d'une horloge suisse (et normande par le poids!) du numérique. Les journaux en donnaient leur tête à couper: la firme américaine Wadia en faisait de bons. De très bons. De si bons qu'ils ont été considérés par les critiques et mélomanes du monde entier comme des références incontournables.

Quelle est l'utilité d'un DAC? Pourquoi ajouter un élément à un lecteur, à l'ère du numérique, qui ne fait que parler en binaire? Le langage de la lumière et de l'exactitude... D'autant plus quand il coûtait la bagatelle de 20.000 francs en 1990. A l'époque, je ne sais pas si l'on parlait déjà de "décalage temporel" causé par une différence de seuil de détection du front montant de l’horloge. Mais quoi, vous ne lisez pas TVC?! Ha bon! Bien sûr, vous avez compris qu'il s'agissait de jitter. Toujours est-il qu'un convertisseur externe était sensé apporter une amélioration nettement audible de l'image sonore. Les lecteurs CD intégrés proposaient généralement de belles prestations techniques mais s'avéraient assez peu vivants, monochromes sur les détails qui font toute la différence au final. Quelques exceptions sortaient des sentiers battus... et des langues de bois marketing.

A la lecture des articles, on nous promet toujours les mêmes atouts. On assiste avec plus ou moins d'engouement à la description des appareils. Et l'on nous vante les dernières nouveautés comme s'il fallait courir les acheter. Les superlatifs ne manquant jamais. A la clef, il ne fallait s'attendre à aucune chaleur artificielle, mais tout au contraire à un excellent sens du détail, une neutralité avérée des timbres, un respect absolu des micro-informations. Tatata ragnagna. Puis dans le fond, on finissait déçu, amer et sur notre faim... ou bien par se verser du baume (de Venise) en posant la pointe à diamant dans le sillon d'un bon vieux vinyle qui craque parce que... Qu'est-ce que c'était mieux!

Allez, essayons tout de même! Si le Wadia ne marche pas, j'arrête définitivement la clock (1-0)... Vous y croyez, vous?

Le Wadia? Je l'ai juste laissé branché 20 minutes. Les conclusions s'imposent d'elles-mêmes: j'achète! Voilà ce qui manquait à mon système! Je retrouve l'ampleur, l'atmosphère, la netteté des informations... la symbiose d'un bon vinyle... Cocotte! Il est réputé demander plusieurs jours de chauffe! Que va-t-il donner dans plusieurs jours?!????§!!!!!!!§???§,! µ^$^$m:!

J'ai mis Loreena... le cd rayé qui ne saute pas... (private joke) Sa voix a retrouvé son caractère suave, doux, sa couleur si féminine.

Prenons d'autres CD! Un humble piano? Celui de Modeste Moussorgski. Je l'attendais au détour de ce test, ce "convertisseur", dont l'évocation suggère elle même une retranscription de langues différentes. Sachant que, au risque de me répéter, le piano est l'un des instruments les plus difficiles à retranscrire en haute fidélité. C'est l'un des plus grands instruments (si l'on épargne l'exemple de l'orgue) avec une complexité bien plus grande qu'il n'y paraît. Chaque piano ayant sa propre dynamique, ses timbres, ses performances mécaniques, sa couleur tonale, sa richesse harmonique... Même si cela est valable pour tout instrument, c'est l'un des rares où l'on puisse presque jouer toutes les notes en même temps! Ce qui j'en conviens, est plutôt rare quoique l'on s'en approcherait, dans l'indestructible Ummagumma.

J'ai ouvert les oreilles... Pour la première fois sur ce CD, j'entends et ressens en permanence la table d'harmonie du piano, qui auparavant s'effaçait sur les crêtes ou forte de certaines phrases. J'attribuais cela à la prise de son... Au cd, en ne m'étant jamais dit que cela était un "défaut" ou une lacune flagrante... Non! Les niveaux forts ne doivent pas étouffer la présence physique du piano en entier au profit des seules notes jouées.

"Vingt dieux"! Vint Wadia...

Ces toutes premières impressions sont si positives, que je prends conscience de l'évidence de la retranscription. Je ne réfléchis plus comme avec le Micromega, lui aussi emprunté à Renaud, même si ce dernier était plaisant et efficacement détaillé. D'emblée, il est certain que ce Wadia c'est un autre monde! Je retrouve la fluidité de l'Audionote mais sans signature sonore à la tubes. Ce qui ne me déplaisait absolument pas non plus.

Hé bien non... je laisse le disque en entier... Le suivi des notes, tout coule naturellement, ce qui surprend pas mal pour un dac "froid". Le reste est allumé depuis ce matin... Je trouve qu'il colle tout à fait au 170 DC et aux Celestion (que je ne trouve vraiment pas mauvaises )

C'est bon ! Superbe ! De ce fait, je ne vois pas comment, chez moi, ça peut mieux marcher en numérique dans cette configuration.


Juste un mot sur vinyle. La cellule Shure Mx97e sur la Technics 1200MKII propose un excellent niveau de performances techniques, avec notamment un recul du bruit de fond et une dynamique à faire pâlir certaines platines cd (évidemment non équipée, enfin vous comprendrez plus tard...). Une bonne séparation des informations ajoute une grande intelligibilité des informations et une bonne sensibilité générale. Cependant, j'émets de grandes réserves quant à la neutralité de cette cellule. Une impression de retenue et de matité bride quelque peu mon plaisir, particulièrement dans le registre médium. Ce n'est pas une mauvaise cellule, surtout sur les plans "audiophiles". Le résultat général est plus qu'honnête. Mais j'eusse apprécié un soupçon de fluidité et de vie dans le médium.
Accordées au 170, l'on retrouve le plaisir incommensurable de la musicalité sans métaphysique.

J'ai lu quelque part sur la toile, au sujet de la question du "vieillissement des composants", que la musicalité des appareils anciens ne s'évanouit pas avec les années ; ce qui change, c'est notre manière de la percevoir. Le vintage, dans tous ses défauts et sa splendeur, a le juste mérite de nous permettre de juger du reste. Car ce matériel respecte les fondamentaux de la musique. Entre les snobes, les collectionneurs, les audiophiles, les bouchés à l'émeri, en considérant aussi la part de noblesse et de trivialité dans nos comportement passionnés, il y a aussi tout simplement le bonheur de s'apaiser au salon, et de se laisser bercer, se crisper des tripes, nostalgique, s'agiter à notre guise et de taper du pied selon les disques passés! L'erreur étant de croire qu'il faut un système pour tel ou tel style de musique. Il faut juste, "le bon", celui qui plaît sans concept, sans questions.


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Fin de la guerre analogique / numérique
Retournons à notre invité:

Je craque! Il est terrible ce Wadia... Je ne reconnais pas mon système, tant l'évolution est grande avec le 170 et ce DAC qui me réconcilie ENFIN avec le "numérique" qui n'a maintenant de numérique que le nom... Franchement, j'adore. J'aimais beaucoup le DAC Audionote, et une fois malheureusement vendu, je n'écoutais plus du tout de CD. Mais celui-ci, pourtant pas placé dans les plus ultimes de chez Wadia, est débridé... J'apprécie même mon ensemble comme très abouti. Le 170DC et le X32 ensemble wahoo... Le DAC a le naturel, la définition, le rythme, l'atmosphère... Je ne vois pas comment améliorer tout ça. A part connecter un Audio Research ou un gros double mono.

Mes Celestion 44 sont hors d'elles, et s'ouvrent avec l'insolence et la vigueur que l'on n'imaginerait pas trouver dans la circonspection anglaise réputée (pensez à Mr Bean...) sans colorations ni emphase. J'écoute Mythologies, et je n'ai jamais autant apprécié cet album. Je fonctionne sans caisson là, mais ce n'est vraiment la peine... Les 30 cm ne sont jamais descendus aussi bas avec une telle netteté. L'ampli inter module si peu que le plaisir prend toujours le dessus à l'interrogation et l'analyse. Le pied.

Avec ce système, composé de si vieux appareils, j'entrevois les possibilités du très haut de gamme... Place à la musique: l'une des nobles activités qui permette d'augmenter son acuité sensorielle!

Mais, en parlant d'amélioration... pourquoi s'arrêter en si bon chemin, lorsqu'il suffit de suivre les conseils d'experts?!


Le Wadia, en image! (source TVC)


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Arrivée du Philips CD 931 TVC !!!
Suite à de réguliers échanges par e-mail avec Renaud, et la suggestion du prêt du prototype Philips 931 dopé aux modules de TVC, je vais enfin pouvoir me faire mon avis, et non plus simplement rester passivement admiratif devant leur travaux: malgré approche et investigations discrètes et passionnées, Renaud et Rémi vous prouveront après écoute d'un lecteur tout en plastique passé entre leurs mains qu'ils sont plus avertis sur le sujet que vingt ans de mensuels Hi-fi ou audiophiles!

Les débuts de l'installation, ultra-rapide, me font sourire. Alors que j'installe un lecteur grand public, je sais d'ores et déjà qu'il va se passer quelque chose! La sonorité du tiroir, plutôt capricieux à l'insertion du premier CD, la lenteur de son mécanisme évoquent la 2cv orange sortant difficilement d'un garage à la pente de 35°...

Un passant: "Non mais vous vous foutez de ma gueule?! C'est ça qui va effectuer la boucle nord du Nürburgring en moins de 8 minutes?!!



Notons, que Grâce au Wadia, il est possible d'effectuer la comparaison directe de deux lecteurs A et B, en l'occurrance aujourd'hui, entre cette boîte de 4 kg et mon Kenwood quotidien d'assez bonne conception quoiqu'amputé d'une alimentation par rapport à son aîné 1100SG et quoique sa sortie SPDIF se révèle être médiocre aux mesures effectuées par Rémi. Certes, il convient de changer le CD de platine pour écouter les différences s'il l'on ne dispose pas des deux mêmes. Ensuite, il y a les câbles... Un 75ohms TVC hand-made sur le Philips, pour une adaptation des impédances aux petits oignons entre le drive et le DAC. Je ne dispose que d'un bon Monster RCA sur la nippone. Mais que dira-t-on du qu'en-dira-t-on ?

Avec le Philips, la musique me paraît autrement plus énergique et rythmée. Ça bouge fort. Ça tape même. J'écoute la danseuse du ventre Shakira Il ressort de ce disque une fraîcheur sonore et une clarté telle que le Kenwood me paraît plus désordonné et brouillon. Ce, alors que je n'avais décelé faiblesse de cette nature en ce dernier.

En revanche, je ne sais pas si c'est le CD (quoi mes enceintes?!! Il faut rien dire du tout de mes Ditton!) ou l'absence de jitter dûe aux modules TVC ) mais la somme de micro détails plus importante me semble changer assez nettement les plans sonores. Je ne sais pas encore l'exprimer tout à fait.

Le sens du rythme est dingue! C'est fou l'énergie qui sort de l'ensemble. C'est rapide, précis, dynamique, c'est... beau! Poem to a horse repasse (une centrale vapeur, bien sûr) sur le Kenwood... ouille! Alors, soit c'est la sottise auto-satisfaite de mes superstitions qui ignorent la bêtise suprême de mes illusions auditives et ineptes. Soit il me semble préférer le Philips! Mais il me semble quand même préférer le Philips. Dites! C'est grave Docteur?

Aucune envie de baisser le volume ne se faisait ressentir avec la Philips. Ce n'est pas tant une question de quantité d'informations que de qualité de ces micro-informations. Le Kenwood lisse un peu à la manière des Marantz "chauds"; ce qui me plaisait beaucoup. Cela donne un côté somme toute, naturel, aux modulations, aux nuances, à la dynamique et aux extinctions de notes. Mais si le son est plus "gros" et ample avec le Kenwood, il est bien plus fin avec la Philips.

Se pose la question de savoir ce que j'analyse, compare et écoute: les platines? Le DAC? Mes mauvaises lectures cartésiennes et nostalgiques me font travailler l'imagination avec débourrement. Et si Renaud était en fait un Professeur Émérite, un Analyste sociologique et scientifiques dont les travaux s'orientent sur un échantillon de pauvres auditeurs comme moi, pour étudier leur comportement et leur facilité à se laisser suggérer (des choses fausses, bien entendu) en fonction de tel critère et tel pouvoir de persuasion?!!!!

Ce n'est pas un test facile à faire, que de comparer des sources avec un convertisseur raoaylement performant. L'analyse la plus fiable, le meilleur moyen serait peut-être de ne pas analyser justement. Car, que retiens-je? Ou plutôt dans ce que je retiens, ne sont-ce pas certains points d'écoute du moment donné plutôt que d'autres?

Si le son me paraît spatial et aérien avec la Ken la lecture peine moins avec le 931 modulé TVC. Comme si le lecteur "hésitait" moins. Du coup, le côté électronique s'efface avec autant de finesse que de sobriété. La Kenwood, me dit Rémi, révèle aux mesures une interface Spdif médiocre. Si bien que la comparaison n'est plus très équitable. Mais cela ne fait que mettre en valeur les vertus de ces modules!
Pour ne pas changer de style, grand amateur de danse du ventre que je suis, je passe le CD des concertos pour Violoncelle de Vivaldi...
Sur la Kenwood, c'est le grand bonheur ce disque, malgré son côté baroque, avec parfois des alexandrins bien tristes et nonchalants. Il manque à la retranscription le grain des tubes qui donne la couleur et la matière des archets. Le crin craint !

En permutant sur le Philips, la transparence somme toute correcte du 990 se voit distancée sur beaucoup de plans. Pas de distorsions audibles. Aucun chevauchement des instruments ni des voix, ni des points d'émission sonore. Puis avec les jours qui passent, je me rends compte que... toute comparaison devient inutile...

Certes, après quelques heures "de chauffe" suivent les premières impressions, ça va de mieux en mieux. Les voix sont d'une précision incontestable. Tout est équilibre, aucun instrument ne joue au détriment d'un autre : comme en pure classe A, ils jouent ensemble mais séparément. Et comme notre enthousiasme (la subjectivité souvent raillée sur les topics audiophiles) s'émoustille parfois tout seul à la simple vue des beaux appareils qui nous illusionnent, j'ai bien entendu expérimenté à plusieurs reprises ce système, dans des conditions (humeur, heure, disques, temps de mise en route des éléments...) à chaque fois différentes. Non pas juste le temps de rédiger un prétendu compte-rendu aux ornements formels superlatifs, histoire de vendre les appareils trois fois leur prix... Et même en mettant en marche pour une écoute "à froid", je puis vous assurer que ces sources sus-nommées sont absolument, follement, suffisamment transparentes ET musicales (n'oubliez pas que le numérique me donnait la nausée des années durant!)

Si je ne remettais pas tout en question, je dirais : "c'est un truc de malade ce lecteur. Une 2cv au châssis et moteur de formule 1". L'on pourrait multiplier les analyses dans le détail avec toute sa discographie... Mais je vous invite bien mieux à découvrir par vous-même les résultats de ce couronnement éclairé ! La lecture paraît évidente et correspond enfin à ce que nous étions en droit d'attendre du support numérique. Puis au moins, désormais, on sait maintenant comment tout cela fonctionne et nous charme. Les appareils de mesures ainsi que nos délicats tympans! Car combien de colonnes avons nous lues sous la plume des plus illustres reviewers, décrivant que " les circuits numériques de ce lecteur Haut De Gamme X bénéficient de développements qui tiennent compte de diverses compensations de températures... du choix d'un oscillateur quartz "dernière génération"... que l'étage de sortie diminue tout risque de jitter..."

Mais quelles concrétisations? Relisons les conclusions de Rémi!


Ce système dont le 170 est ici le pivot, exprime et transmet un tout très réussi que je n'imaginais pas atteindre il y a quelques temps. L'évidence se poursuit sur la BO d'Arizon Dream... sans description nécessaire...


Fermons les pages des fausses promesses, toutes gammes confondues, et, saluons le travail de Renaud et Rémi. Avec mes remerciements les plus sincères de m'avoir fait partager cette belle expérience.

(Les photos suivront très prochainement...)



Au milieu du rack Marantz...

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Notes
Rémi: "Les modules TVC ne sont pas du tout du vintage. L'électronique est moderne, leur mise au point utilise des appareils très coûteux, les idées sont propre à ma réflexion. De plus ces modules permettent de donner une seconde vie a des appareils et c'est une démarche durable !

Jonathan: [...]Bien entendu! [...] Depuis que j'ai revendu mes appareils Audionote, j'ai totalement délaissé le numérique tant mes lecteurs, sans les béquilles (convertisseur...) étaient inaudibles. Depuis les interventions de Renaud et vos différents articles, alors que j'avais nourri une certaine aversion définitive du binaire au profit du vinyle, j'ai fini non seulement par lire avec plaisir le cheminement de vos articles et travaux, mais aussi à prendre plaisir réellement en écoutant du 1 et du 0 qui, maîtrisés technologiquement, peuvent faire de la bonne musique. A ce sujet, devez-vous adapter les modules à chaque lecteur? Est-il possible d'envisager un module "universel" ou "standard"?


Renaud: Les modules SPDIF sont "standard", les modules d'horloge dépendent de la platine de destination, en gros il existe deux fréquences utilisées, le 11.2896 MHz (Philips) et le 16.9344 MHz (Sony) : il y a donc deux versions des modules. Comme l'indique Rémi ci-dessous, à chaque machine correspond une implantation, mais globalement les Philips avec un SAA7220P par exemple ont donc le SPIDF sur la Pin 14 du circuit ! Le petit hic, ce sont les questions de mécanique : il est plus facile d'installer correctement les modules dans une machine qui dispose de place dans son châssis...

Rémi: [...] A priori, c'est oui mais chaque machine demande une petite étude pour les point d'injection des signaux.

Jonathan: Le 170 est-il construit selon le montage classique de type Classe AB ? Y a t-il quelque chose qui informe du taux de CR appliqué?

Rémi: La classe AB est un terme marketing, pas une réalité technique !

il n'existe que très peu d'ampli en classe A, c'est merdique a employer, ça chauffe trop. Sur le papier, un classe A est mieux sur un paramètre : la distorsion thermique ; le point de polarisation est mieux garanti. Mais les montages sont toujours de progrès en classe B, des contre réaction plus sophistiquées ( PAX d'elektor, Storm Audio).

Le schéma indique le soin apporté aux contre-réactions locales, qui si elle sont maitrisées, permettent une contre réaction globale faible. Tout les ampli de nos jours utilisent cette technique. Ne pas utiliser cette technique est contraire à la procduction industrielle et même le très haut de gamme est une production industrielle.

Mais le schéma ne suffit pas à dire si l'ampli sera bon. Par exemple le Marantz a un schéma plus sophistiqué que le Setton BS 5500 mais le Setton est un double mono, et pour la scéne 3D , la diaphonie est importante. Et meilleure sera la diaphonie, plus la phase sera respectée et donc la scène 3D.

Sur la papier, je préfère le Setton BS qui un double mono, et comme je change les transistors par de meilleurs, les défaut du Setton reculent et je pense qu'il sera difficile d'égaler un BS par 170 même refait. La qualité des condensateurs de l'alimentation sont primordiaux.


Jonathan: Avis aux mamateurs de Setton!



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Évolutions possibles
(Rémi)

Le 170 DC vaut une mise a niveau des condensateurs chimiques de l'alimentation et des ses transistors de puissance. Le schéma est intéressant car assez sophistiqué : entré en différentielle à JFET, montage cascode, 4 transistors par voie pour 80W

Si le changement des transistors ne doit pas poser de problème, le condensateur double 2x12000 µF est impossible à trouver de nos jours. Il faut soit acheter une solution qui met en oeuvre 2 condensateurs sur une plaquette d'epoxy.

Quid des Transistors? Les transistors modernes sont tout simplement des transistors qui conversent leur gain en courant même quand le courant dans le collecteur dépassent 1 A, et quand la température varie. L'utilisateur de tels transistors permet une réalisation avec moins de distorsion car l'étage de sortie est toujours en zone linéaire. Comme le gain en courant est plus élevée, la charge sur les étages pré driver est moindre, la aussi on est droit d'attendre un baisse de la distorsion dans l'aigüe. Aujourd'hui les transistors audio en boîtier métalliques TO3 sont rares mais ST Microlectronics en fabrique de très bon modèle : 2ST5949 (http://www.st.com/stonline/products/literature/ds/14244/2st5949.pdf) et 2ST2121 (http://us.st.com/stonline/products/literature/ds/13928/2st2121.pdf) : 250V, 250W, 17A, Gain 40.

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http://spendors100.monempire.net
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